La chambre des époux

La chambre des époux

Éric Reinhardt

Gallimard

  • 14 novembre 2017

    Conseillé par Lyonel

    Rentrer dans cette chambre où s’entrelacent la maladie d’amour, la maladie littéraire - qui ne connaît aucune limite - puis la maladie du corps délivrant son bouquet d’émotions de manière abrupte et qui compte les heures tout en imprégnant les saisons, oui, rentrer dans ce roman, c’est se dire que rien n’a véritablement de limite. "La Chambre des Époux" relève du sortilège. Éric Reinhardt y développe son style sec, brillant parfois cruel. Il en faut de l’énergie pour restituer cette incroyable parenthèse qui a fait coïncider le cancer de sa femme, Margot, avec l’élaboration et l’écriture de son roman "Cendrillon". Récit d’une bataille à deux, d’une fièvre conjugale qui trompera élégamment la mort, récit d’une sublimation du quotidien à la fois absurde et poétique. Le livre de Reinhardt se love dans des genres multiples - façades picaresques, héros stendhalien, mysticisme à la Claudel - le romancier ne se refuse rien, évoque tout. C’est cru et révoltant à la fois, c’est surtout la description minutieuse de la vie conjugale - à la façon d’un François Truffaut. Une ambiance douce amère, aux couleurs ocres, qui nous donnent des impressions d’automne - la saison préférée d’Éric Reinhardt.


  • 24 août 2017

    Difficile d'écrire un mot sur un livre dont le principal atout réside en la surprise qu'on a en le lisant tant la forme est déroutante, originale, aboutie, et le sujet maîtrisé...

    Un livre audacieux qui nous fait voir la maladie sous un jour nouveau...


  • 22 août 2017

    cancer

    Parfaitement, le narrateur écrit pour Marie un roman qui sera son mausolée. Atteinte d’un cancer, comme sa femme, le narrateur tombe amoureux de Marie, en rémission elle aussi. L’occasion pour l’auteur de nous parler du cancer, comment il peut transformer, en bien, la vie et du malade et de son conjoint.
    Mais Marie a une rechute qui lui sera fatale, et le narrateur décide de vivre ses derniers instants auprès d’elle.
    Si j’avais beaucoup aimé L’amour et les forêts, le précédent roman de l’auteur, je dois avouer que j’ai beaucoup moins accroché à la poésie de ses phrases dans ce dernier livre.
    Le procédé d’écriture consistant à répété ad nauseam les mêmes mots (la Scala de Milan jusqu’à l’écoeurement, entre autre) m’a rapidement lassé.
    J’ai toutefois aimé le passage sur son intervention à la Villa Gillet qui m’a fait sourire. Pour le reste, le sujet principal du roman est plutôt triste, même si le thème de la mort est forcément sublimé par l’auteur.


    L’image que je retiendrai :

    Celle de l’accoutrement de l’auteur anglo-saxon citant Joyce dès le début de son intervention sans répondre à la question posée.

    http://alexmotamots.fr/la-chambres-des-epoux-eric-reinhardt/


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    La chambre des époux est un récit intime dans lequel réalité et fiction se mêlent à merveille. Un "roman à tiroirs" très bien construit où la maladie peut exacerber les sentiments, où l'art prime et l'Amour est à son apogée.
    Un sublime portrait d'un couple unit face à l'adversité.

    Coup de cœur !


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    Eric Reinhardt s'empare, il est vrai, d'un sujet difficile : la maladie d'un être cher, de sa "moitié". Mais, il s'en saisit avec audace et sensibilité.
    L'Amour y tend au sublime et le couple est le siège de la force, de l'union indéfectible et de la victoire.
    Que de passages saisissants et quelle construction romanesque originale !


  • par (Libraire)
    6 août 2017

    La chambre des époux

    D'abord le titre, "La chambre des époux", comme la matrice d'un roman d'amour absolu confronté aux affres de la maladie.
    Ensuite la double narration comme la preuve de l'existence du beau et du pouvoir de l'amour au service de la création.
    Des pages magnifiques sur la relation de couple mais aussi sur le temps qui passe, sur les renoncements et les coups du sort.
    Un roman étonnant par sa modernité, cinglant par sa sincérité, un incontournable de cette rentrée littéraire à mes yeux.