Le jour d'avant

Le jour d'avant

Sorj Chalandon

Grasset

  • par (Libraire)
    14 septembre 2017

    Le Jour d' avant

    Le jour d’avant c’est la veille de la catastrophe qui a tué 42 mineurs le 27 décembre 1974 à la fosse Saint-Amé de Lieven-Lens. C’est le jour ou la vie de Michel va basculer. Il va passer le reste de sa vie à revivre ce drame et à dénoncer les Houillères qui ont préféré le rendement à la sécurité.
    Sorj Chalandon en mixant la réalité et la fiction dénonce les conditions terribles des mineurs du nord avant la fermeture de la plupart des mines françaises.
    A lire !!!!!!!!!!!!!!


  • par (Libraire)
    11 septembre 2017

    Le jour d'avant

    Roman ample et déchirant,"Le jour d'avant" met en exergue la dignité des modestes, l'amour fraternel, la faiblesse des hommes et la complexité de la justice.
    Vous serez incontestablement bouleversés par cette histoire de vengeance.
    Sublime et implacable !


  • par (Libraire)
    9 septembre 2017

    Comment vivre avec la culpabilité et l'incrompréhension ?

    Quand Michel perd son frère adoré lors de la catastrophe de Liévin, il est trop jeune pour comprendre ce qui lui pèse. Toute sa vie durant, il cherchera à venger cette injustice, jusqu'au dénouement final, incroyable et libératoire.
    Tel un réquisitoire, Sorj Chalandon rend hommage au monde de la mine et à la fierté ouvrière en leur offrant ces pages de suie et d'ombres.
    Descendez avec eux !


  • par (Libraire)
    9 septembre 2017

    Coup de coeur de Mila

    Décidément, Sorj Chalandon sait écrire, et surprendre ! Derrière ses romans, il y a toujours un fait historique : le 27 décembre 1974, à Saint-Amé de Liévin, un coup de grisou coûte la vie de 42 mineurs.
    L'histoire poignante de deux frères dont l'un meurt à la mine en 1974. Une formidable histoire d'amour et de vengeance.


  • par (Libraire)
    26 août 2017

    Un perdant magnifique

    Après la mort de sa femme, Michel Delanet n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son frère Joseph. Il était mineur à Liévin, une commune pas loin de Lens. Le 27 décembre 1974, un coup de grisou provoqua un effondrement dans une mine. La catastrophe fit 42 morts. Mais Joseph ne fit partie de la liste officielle des victimes : il fut remonté, grièvement blessé et il mourut plusieurs jours après à l'hôpital.

    Michel a quitté sa région natale pour devenir chauffeur routier en région parisienne, mais il est toujours hanté par le souvenir de ce frère, souvenir entretenu par une collection d'objets, d'articles, de livres entassés dans un réduit. Il connaît pourtant l'amour et un certain répit avec sa femme Cécile. Mais quand celle-ci meurt, tout s'effondre. Il doit se venger et trouver un responsable. Ce sera Lucien Dravelle, un contremaître à l'époque, les mineurs les appelaient les porions. Il commandait son frère et il a survécu à la catastrophe. Une catastrophe qui aurait pu être évitée si toutes les précautions de sécurité avaient été prises.

    C'est l'histoire d'une vengeance mais pas seulement. Je ne vous dirai rien d'autre de l'histoire, hormis ses prémisses, pour ne pas tout dévoiler. Sorj Chalandon s'est inspiré d'une histoire vraie, celle de la catastrophe de Liévin pour raconter l'histoire d'une région et de son passé industriel.
    L''histoire est tissée d'une manière très fine et révèle une grande connaissance de l'âme humaine. L'auteur a su éviter l'écueil d'un livre trop caricatural, du genre les-gentils-ouvriers-mineurs-pauvres-contre-les méchants-patrons. Non, ce livre est bien plus que cela.

    Des pleurs, du drame, de l'injustice, bien-sûr, vous trouverez tout cela dans ce roman, et si vous êtes une midinette comme moi, vous pouvez d'ores et déjà préparer vos mouchoirs. Mais il y a aussi beaucoup de fierté, et c'est d'ailleurs là-dessus que le livre se termine. Le jour d'avant est avant tout un magnifique hommage à tous ces hommes qui ont trimé dans les entrailles de la terre, et qui ont été si vite oubliés. Un livre à ne pas rater !


  • 19 août 2017

    Sorj Chalandon fait parti de ces auteurs qui ont cette capacité à nous toucher, à nous émouvoir. Il s'éloigne ici de l'autobiographie pour une fiction s'appuyant sur la catastrophe minière de Lievin en 1974, ayant coûté la vie à 42 hommes. Le frère d'une victime décide de préparer sa vengeance...

    Un livre majeur de cette rentrée, qui s'appuie sur une mécanique narrative à couper le souffle, pour célébrer la dignité des mineurs face à l'injustice et à la pression sociale. Un roman puissant et bouleversant sur la culpabilité, la douleur, l'identité et la folie. Un bijou !


  • 18 août 2017

    Coup de coeur littérature française

    Que dire sur ce roman ?

    Émile Zola avec Germinal, qu'il précéda d'une enquête sur le terrain, présentait à la nation la condition ouvrière au sein du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

    132 ans plus tard Sorj Chalandon referme cette page de notre histoire industrielle et sociale, sur la dernière grande catastrophe minière qu'ait connu la France: celle de Liévin le 27 décembre 1974.
    L'auteur n'utilise pas cet événement tragique pour clore simplement un pan de notre histoire collective. Chalandon pose des questions, nous invite à nous interroger sur la perception des événements, le travail de mémoire, qu'ils soient personnels ou collectifs.

    Ce roman évoque un homme en croisade. Un quinquagénaire qui, avec 40 ans de recul, se doit de venger un frère disparu le 27 décembre 1974.
    Jusqu'où sa quête rédemptrice est-elle légitime ? Si pour autant elle l'est.
    Au delà de la recherche du coupable, Chalandon s'interroge sur les juges. Qui juge ? Et quand ? Et comment ?

    C'est également un beau roman sur le Pardon.

    En refermant ce livre il y aura le jour d'après ... la lecture d'un grand Roman.


  • par (Libraire)
    17 août 2017

    Le jour d'avant de Sorj Chalandon

    Michel Flavent est un vivant parmi les ombres depuis son enfance paysanne brisée par la disparition d'un frère. Son retour au pays natal signe le dernier acte d'une tragédie passant par le châtiment des responsables... Une histoire de vengeance enveloppée d'amour et de ténèbres à la mémoire des oubliés de l'Histoire.

    Attention ! Coup de grisou littéraire !

    Damien


  • par (Libraire)
    1 août 2017

    Une possible vérité, le roman de la déchirure

    Ce roman pourrait aussi être un film, jamais tourné, ébauché, jamais terminé. Une plaie non refermée, ouverte à jamais, animée de colère et de vengeance ressassée. Une peine immense, lourde et ouverte, de non-dits, de culpabilité et de remords. Et toujours la colère gronde et couvre tout. Le narrateur a survécu, il est le survivant, adulte empli de colère, de honte et de silences. Il est celui qui ne devrait pas être, le « tiot », le petit frère apeuré d'amour pour son frère, fier et admiratif. Époustouflé par la mine, par les mineurs, par leur labeur, par leur abnégation mêlée d'orgueil. Il est celui qui reste, orphelin de tous, orphelin de lui-même comme rejeté. La souffrance est immense, ambivalente et dans cette ambivalence le roman se déploie, la force narrative de Sorj Chalandon s'accomplit avec rigueur, magistrale et organisée, comme dans un procès. Implacable. Le roman est le procès en instance, réclamant jugement et vérité, souhaitant compléter le premier procès à peine entamé, vite balayé puis traîné en longueur, inutilement. Ce roman est un cri, une alarme de plus tirée par Sorj Chalandon pour évoquer les disparus, les oubliés de l'Histoire, les oubliés des tragédies, les oubliés des guerres, des infamies et des maltraitances, les oubliés tout court. Lumière et projecteurs sur le tribunal de Saint-Omer en 2017 après les longs travellings en 1974 dans les rues noires et embrumées d'une petite ville minière du nord où l'absence résidait et présidait déjà : le réquisitoire sublime de l'avocat général est un morceau littéraire inoubliable, glaçant dans sa dureté et sa franchise. "Le Jour d'avant" est le roman d'un individu profondément seul, convaincu de sa vérité contre la société, son combat de toute une vie. C'est aussi le roman d'une possible reconstruction psychique essentielle.


  • par (Libraire)
    15 juillet 2017

    Après le décès de son frère lors de la catastrophe minière de Saint-Amé en 74, Michel Flavent décide d'aller vivre à Paris. Il sera cependant hanté par les derniers mots de son père : "venge nous de la mine".
    Après une vie passée à collecter des documents sur la fosse 3 - 3 bis de Liévin, et à rassembler ses souvenirs empoussiérés de charbon, Michel Flavent choisit de punir le porion de son frère, toujours vivant, qui préférait le rendement et le profit à la sécurité de ses hommes...

    Entre fiction et réalité, Sorj Chalandon nous décrit à la perfection le quotidien difficile des familles ouvrières et la tragédie de 74.
    C'est à la fois un roman sur la vengeance, le deuil et la folie, avec un renversement de situation complètement inattendu !
    Un très bel hommage au bassin minier.

    A lire !


  • par (Libraire)
    7 juin 2017

    À la recherche de la dignité perdue

    Écrit dans un style superbe, avec un vrai sens esthétique, le roman de Sorj Chalandon possède une structure narrative extrêmement bien échafaudée. Et l'architecture de ce texte est l'une de ses plus grandes qualités : elle lui confère un incontestable relief et un souffle romanesque puissant. Son intrigue est portée par l'inversion du rapport usuel entre grande et petite histoire en littérature : ici c'est l'évocation de la grande histoire (la catastrophe minière de Liévin le 27 décembre 1974) qui fait cheminer le lecteur vers une vérité concernant la petite (la mort d'un frère). Ainsi, accident intime et drame social se retrouvent entrelacés dans une danse macabre et élégante qui voit le personnage principal se mettre à la recherche de sa dignité perdue ; à la recherche, aussi, d'une forme de pardon et de réhabilitation. Et, jusqu'au bout, Sorj Chalandon sait surprendre son lecteur. Brillant !