-
Conseillé par Livres en Nord (Libraire)15 juillet 2017
Après le décès de son frère lors de la catastrophe minière de Saint-Amé en 74, Michel Flavent décide d'aller vivre à Paris. Il sera cependant hanté par les derniers mots de son père : "venge nous de la mine".
Après une vie passée à collecter des documents sur la fosse 3 - 3 bis de Liévin, et à rassembler ses souvenirs empoussiérés de charbon, Michel Flavent choisit de punir le porion de son frère, toujours vivant, qui préférait le rendement et le profit à la sécurité de ses hommes...Entre fiction et réalité, Sorj Chalandon nous décrit à la perfection le quotidien difficile des familles ouvrières et la tragédie de 74.
C'est à la fois un roman sur la vengeance, le deuil et la folie, avec un renversement de situation complètement inattendu !
Un très bel hommage au bassin minier.A lire !
-
Conseillé par o n l a l u19 novembre 2017
Les travailleurs de la mine
Après une grande carrière de journaliste, Sorj Chalandon, écrivain reconnu dès ses débuts, signe là un roman puissant. Avec habileté et maîtrise, il enchevêtre drame intime et mémoire collective dans une histoire qu’il greffe sur la catastrophe minière de Liévin-Lens en 1974.
La mine, toute une vie
Trop jeune pour en avoir entendu parler, c’est avec ce roman que j’ai personnellement pris connaissance de cette date inscrite dans les mémoires du Nord, le 27 décembre 1974, au matin duquel un coup de grisou tuait quarante-deux mineurs. Le personnage de Sorj Chalandon, Michel Flavent, un quinquagénaire sans histoire, comme on dit dans les rapports de police, retourne vivre dans le Nord de la France, d’où il est originaire, après la mort de sa femme. Michel a construit sa vie dans le culte de la mémoire d’une famille détruite par la mine et la mort de son frère aîné. Ses pensées n’ont jamais quitté le bassin minier, les terrils, les hommes noirs de charbon. Depuis quarante ans, il a ainsi collecté tout ce qui se rapportait à l’explosion du 27 décembre 1974 : coupures de journaux, procès-verbaux, photographies, au point que cette passion mémorielle s’est transformée en soif de revanche et de justice.
La tragédie d’un homme
« Le Jour d’avant », ce n’est pas « Germinal » au 21e siècle, mais un roman sur le drame d’un homme hanté par les deuils et rongé par la culpabilité. En ayant perdu son frère idolâtré quand il avait seize ans, Michel Flavent n’est jamais vraiment remonté du puits, ourdissant sa vengeance pendant des années, et s’autoproclamant justicier des travailleurs opprimés contre les capitalistes sans foi ni loi. L’auteur, avec une grande subtilité, cherche ce qui motive les êtres en profondeur ; ici, pas de bons ni de salauds, mais des hommes et des femmes complexes qui agissent selon leur intime conviction, dévient de la route et se hissent au rang de grands personnages. En mêlant fiction et réalité, tragédie intime et cause collective, Sorj Chalandon écrit un roman magnifique et bouleversant, qui parle des hommes avec justesse. -
Conseillé par Sophie P.27 septembre 2017
Le jour d'avant
Le jour d'avant est un grand coup de cœur. Dans ce grand roman, Sorj Chalandon nous plonge dans l'univers des terrils et des mines et prend pour fil rouge la plus grande catastrophe minière d'après-guerre survenue à Liévin le 27 décembre 1974. Le jour d'avant est un roman de colère. La colère d'un homme qui a perdu son frère et passe sa vie à ruminer sa vengeance. C'est aussi le portrait d'une société dont le drame a été évacué au nom de la fatalité. Enfin, c'est un roman magistral et surprenant sur la culpabilité.
-
Conseillé par Céline V. (Libraire)9 septembre 2017
Comment vivre avec la culpabilité et l'incrompréhension ?
Quand Michel perd son frère adoré lors de la catastrophe de Liévin, il est trop jeune pour comprendre ce qui lui pèse. Toute sa vie durant, il cherchera à venger cette injustice, jusqu'au dénouement final, incroyable et libératoire.
Tel un réquisitoire, Sorj Chalandon rend hommage au monde de la mine et à la fierté ouvrière en leur offrant ces pages de suie et d'ombres.
Descendez avec eux !