Dephine L.

Ma reine
par (Libraire)
3 mars 2019

Naïf, solaire et poignant, ce premier roman très singulier m'a transportée.
Il me semble que si vous avez été sensible à l'atmosphère de "En attendant Bonjangles" d'Olivier Bourdeaut, vous serez un lecteur conquis par l'innocence et la pureté de Shell, le jeune narrateur de Jean-Baptiste Andréa, qui m'a fait l'effet d'un diamant à l'état brut !
L'imaginaire poussé à son paroxysme, un petit bijou !

Le grand marin
par (Libraire)
3 mars 2019

Lili dit « le moineau » veut vivre à n'en plus pouvoir quitte à s'abîmer même.
Besoin de se perdre, d'exister loin des racines et d'aller jusqu'au bout de soi, jusqu'au bout du monde sans craindre l'embardée.
La pêche en Alaska sera son exutoire. Elle embarque ainsi sur le Rebel et affirme sa volonté de faire partie de l'équipage. Le patron est dur, il faut jouer des coudes, elle n'aura aucun privilège, elle n'en cherche surtout pas.
En revisitant le récit maritime, Catherine Poulain signe un premier roman puissant, d'une grande modernité dans un style brut mais très abouti.
Le personnage de Lili alimente notre propension à vivre éperdument et marque nos esprits par sa fraîcheur, sa résistance et sa liberté absolue.

Un certain Paul Darrigrand
par (Libraire)
18 février 2019

Coup de foudre sur le campus

Plutôt pure que simple, plutôt bouleversante que sentimentale, l’histoire de cette passion fulgurante entre Philippe et Paul est de celles qui vous serrent le cœur et vous laissent K.O.
Philippe Besson est à son apogée car s’il revient sur ses amours de jeunesse, il nous dévoile surtout les arcanes de son écriture.
Par ce procédé, son œuvre n’en est que plus profonde et intime même si le sel de ses romans réside, à mon sens, dans les détails, les impressions, absolument tout ce que chacun d’entre nous peut éprouver mais que seul un grand écrivain peut faire naître à nouveau.

Mistral perdu ou les événements
par (Libraire)
16 janvier 2019

Si vous avez roulé avec un 90 sur le coffre, mangé des Raiders et porté un sac US, préparez-vous à tourner les pages de votre album d'enfance.
Isabelle Monnin nous touche avec un roman singulier qui se rapproche d'une belle et émouvante litanie.
Chaque souvenir sonne juste, chaque phrase s'apparente à une déclamation.
Ce livre me rappelle "Les années" d'Annie Ernaux où il est question de mémoire, de la peur de l'oubli, de la mort mais surtout de la puissance de la vie.

Le courage qu'il faut aux rivières
par (Libraire)
16 janvier 2019

Confusion des genres

Ne passez pas à côté de ce premier roman qui vous séduira à bien des égards.
Si la rentrée littéraire n'est pas soumise à un thème, nos romanciers s'abreuvent néanmoins à la source des questions de société et il n'est pas rare qu'ainsi ils nous donnent à mieux comprendre le monde.
Emmanuelle Favier choisit d'aborder la notion du genre par le prisme d'une coutume venue des pays Balkans et toujours en vigueur dans le Nord de l'Albanie : la tradition des vierges jurées.
Ces femmes, habillées en homme, hautement considérées par la communauté, font le vœu de chasteté et obtiennent en échange toutes les prérogatives masculines.
Ce roman subtil et sensuel sonde les désirs au plus profond des êtres et laisse la place au langage des corps instinctif et primaire qu'Emmanuelle Favier traduit avec beaucoup de poésie.
Une très belle découverte !